Quelques liens…

 

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 Si vous désirez écrire à ceux qui nous ont si bien reçu, voici quelques adresses…

Père Charbel Azzi, et le couvent Maronite de Jieh: charbel01@hotmail.fr

Sabel Azzi, australienne qui fit quelques visites avec nous… elazzy@ozemail.com.au

Si vous désirez lire le journal que le Père Charbel nous offrait, à nous, pauvres petits français qui ne parlons pas l'Arabe…

http://www.lorient-lejour.com.lb

 Et si vous voulez des informations sur la vie de Saint Charbel, n'hésitez pas à jeter un coup d'œil à l'adresse suivante:

http://www.charbel.com

Adresses et téléphones utiles :

Office du Tourisme Libanais en France

124 rue du Faubourg St Honoré, 75008 Paris

Tel: 01.43.59. ( 10.36 ou 12.13 ) & Fax: 01.43.59.11.99

Ambassade de France au Liban:

( 00.961…)

Service Culturel

01.424 426 / 429 629

Consulat Général

01.429 915 / 429 917

Sans oublier les divers sites officiels sur Internet: http://www.sparc.com/lebanon.html

Voici deux sites touristiques, le premier donnant aussi bien des notions d'histoires que des adresses utiles…

http://www.lebana-info-tourism.com/

http://www.focusmm.com/lebanon/lb_toumn.html


A défaut d'Internet, vous pouvez contacter le clan St Ferdinand par courrier, à l'adresse suivante:
Luc Bara ~ Clan St Ferdinand ~ Scouts Unitaires de France, Eglise St Ferdinand, 5 rue d'Armaillé, 75017 Paris

Si vous avez des questions, ou si vous désirez faire des remarques sur ce site, sur un tel projet, n'hésitez pas à m'écrire ! hchomel@engineer.com


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Lettre du Pere Charbel Azzi avant notre venue a Jiyeh

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Jiyeh, ou la terre fertile selon la dénomination grecque, s'étend sur une longueur de sept kilomètres sur le rivage. C'est le village le plus long sur la côte libanaise. C'est l'ancienne ville Porphyréon qui remonte aux siècles d'avant le Christ. Elle vécut du temps des Phéniciens, comme port naturel ou s'embarquaient et débarquaient bateaux et voiliers.

Autrefois, Jiyeh connut beaucoup d'envahisseurs tels que Tahotmos l'Egyptien qui fit descendre ses soldats dans son port pour combattre le nord, et Alexandre de Macédoine qui se reposa sur son rivage avant d'attaquer la ville de Tyr.
L'histoire de Porphyréon, comme capitale religieuse dans la Bible, commença dans l'Ancien Testament quand la baleine cracha le prophète Jonas sur son bord après l'avoir avalé pendant trois jours. Porphyréon a connu le Christianisme depuis ses premiers siècles. Elle était un trottoir sacré que les disciples ont traversé pour prêcher la parole dans le monde entier.
Paul est passé par-là et Pierre y est venu une fois par le chemin qui relie Antioche et Jérusalem. Sur son territoire, a été fondé un des neuf premiers épiscopats du Liban au Vème siècle après Jésus Christ ainsi qu'une des plus anciennes églises du VIème siècle au temps de l'Empereur Justinien (527-565). Au VIIème siècle, en 636, Porphyréon a été représenté au concile de Constantinople, son évêque Christophore. Au temps des Byzantins, et durant plus de dix siècles, elle était une ville très importante, une des plus grandes et des plus importantes sur la côte libanaise du point de vue commercial et surtout religieux.
Bienvenus au Liban, spécifiquement à Jiyeh, située à 10km de Sidon, terre qui eut la gloire d'accueillir les traces divines du Christ et d'édifier la gloire du Christianisme. Sur cette terre sainte, les chrétiens ont vécu, dans le flux mouvant de l'histoire et de ses soubresauts, en s'attachant à leur foi ainsi qu'à l'enseignement de l'Eglise catholique.
Jiyeh, ville de foi, est aussi ville de la coexistence, qui unit les chrétiens et les musulmans dans une unité nationale ancrée dans la volonté des citoyens, en dépit des projets de partitions dont la ville a été victime durant les vingt années de guerre.
En effet, trois mille chrétiens résidaient à Jiyeh avant la guerre, et se partageaient la richesse des terrains près de leurs deux mille concitoyens musulmans de la région. Cette cohabitation ne s'est pas acquise sans peine, mais au prix énorme de sang, de martyrs, de déplacements et d'exodes qu'a connu Jiyeh au cours de son histoire affligée, au sein d'un entourage inquiétant.
De plus, Jiyeh est aujourd'hui une ville quasi vidée des chrétiens qui sont au nombre de cent cinquante dont la plupart sont des vieillards qui vivent de l'agriculture. La grande cicatrice reste donc, celle des quatre cent familles déplacées dont les maisons ont été rasées, ces familles qui vivent dans la misère, dans les bidonvilles, ou dans des appartements modestes, dispersés tout au long du littoral libanais entre Beyrouth et Byblos. Ce problème de déplacement reste un des grands obstacles qui empêchent la convalescence totale de la ville, surtout en fonction de l'accroissement nombreux des musulmans dont le taux de natalité est nettement supérieur à celui des chrétiens. En fait, seules quelques familles déplacées de 1975 et de 1982, sont retournées à leur ville natale vu que la destruction de leurs maisons n'était pas totale, ce qui leur a permis de s'installer de nouveau et de poursuivre leur vie tant bien que mal. Quant aux déplacés de 1985, ces derniers ne peuvent plus repérer l'endroit de leurs habitations vue que celles-ci ont été complètement rasées et effacées, c'est cette tranche de citoyens qui souffre actuellement le plus, et dont la voix reste très faible pour que l'état libanais l'entende.
Cette surdité officielle est inexplicable, surtout que Jiyeh n'est pas seulement une ville stratégique mais parce qu'elle incarne des valeurs culturelles et religieuses profondément ancrées dans l'histoire. Notons à titre d'exemple que sous la terre de Jiyeh est enfouie une des plus grande cathédrale de l'Orient et dont les mosaïques majestueuses sont exposées au palais de Beit El Din. Mais ce ne sont pas les seules déplacées, 550 familles ont traversé les continents pour vivre actuellement à Sidney et ses banlieues. Cette diaspora, bien qu'influente, ne peut suffire pour faire revivre Jiyeh, les difficultés et responsabilités étant immenses...

C'est ici que l'engagement de St Ferdinand auprès de Jiyeh était significatif, cet engagement spirituel, moral et financier a reconstruit les espoirs démolis et a affermi la volonté de vivre et de résister durant les jours difficiles. En fait, les subventions multiples dont la paroisse de Jiyeh a bénéficié, dans les domaines scolaires et hospitaliers ont été nécessaires dans les périodes les plus critiques. Depuis 1987, nous avons pu, grâce à la générosité de l'association de St Ferdinand, assister plus d'une centaine de nos étudiants dans les différents cycles de l'enseignement, et des malades qui devaient être hospitalisés d'urgence ou ont besoin des médicaments trop chers pour qu'ils puissent payer les frais.
Ces dons dépensés en fonction des documents justificatifs et communiqués à l'association périodiquement restent le témoin d'un jumelage humain vivant, doublé d'un jumelage spirituel, incarné par les célébrations des messes à Paris à l'intention de la paroisse de Jiyeh, et à Jiyeh à l'intention de St Ferdinand.

Grâce à l'association St Ferdinand les citoyens de Jiyeh sont sûrs qu'ils ne sont pas seuls, qu'ils ne le sont pas aujourd'hui et qu'ils ne le seront pas demain.
Voilà pourquoi les projets de reconstruction commencent à pousser ici et là à Jiyeh, spécialement le projet de la reconstruction de l'église, cette église qui sera le lieu ou sera glorifié le nom de Dieu ainsi que les noms des bienfaiteurs qui contribueront à rebâtir la maison du Christ.
Tout cet espoir n'aurait jamais été possible sans le jumelage entre Jiyeh et l'association St Ferdinand. En effet l'assistance dont Jiyeh a pu jouir grâce à la générosité gratuite de l'association était beaucoup plus efficace que les contributions chétives de la plupart des grandes organisations humanitaires internationales.

Au nom de tous les paroissiens de Jiyeh, nous disons un grand merci.

C'est avec une grande joie que nous attendons votre visite en ce temps ou Jiyeh est en train de ressusciter avec le Christ.
J'espère que notre collaboration restera toujours fertile afin de mettre de la joie et de l'espérance dans le coeur de nos enfants.

SOYEZ LES BIENVENUS DANS LE PAYS DES CEDRES !

Pere Charbel Azzi

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