Un peu de Culture…

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des paysages inimaginables !

    Carte du Liban

    Quelques chiffres

    Situation géographique

un grand pays pour un tout petit monde !

    Situation historique, tout un programme !

    & un peu de vocabulaire

Petit pays situé au milieu de la côte orientale de la Méditerranée, le Liban présente une extraordinaire variété de paysages qui s'ordonnent dans quatre régions géographiques disposées parallèlement au littoral et qui lui donnent tout son charme.

En premier lieu, une plaine côtière étroite sur laquelle cinq grandes villes historiques se sont développées : Tripoli, Byblos, Beyrouth, Saïda et Tyr. Longue de près de 240 km, cette côte est basse ou simplement formée de modestes falaises baignées par une mer peu profonde.

En second lieu, une imposante chaîne de montagnes orientées du nord au sud, qui a donné son nom au pays et qui est contenue, dans presque sa totalité, à l'intérieur de ses frontières. A la fois élevée et très proche de la côte, la chaîne du Liban semble parfois jaillir brutalement de la mer et couvre plus d'un tiers du territoire national. Ses versants occidentaux sont boisés et fréquemment coupés de vallées et de gorges profondes. Elle s'élève graduellement sur une trentaine de kilomètres et atteint 3088 mètres à Qornet es-Saouda. Ses versants orientaux, plus arides, retombent presque brutalement sur le plateau de la Béquaa.

Cette plaine fertile, troisième région géographique du Liban, s'étend du nord au sud sur une longueur de 120 km et sur une largeur de 8 à 15 km. Situé à une altitude de 1000 mètres environs, elle constitue la principale région agricole du pays. C'est à travers la Béquaa que coule le Litani, le plus long fleuve du pays, avant de rejoindre la mer entre Saïda et Tyr.

A l'est de la Béquaa se dresse l'Anti-Liban avec l'Hermon pour sommet à 2814 mètres, elle offre un paysage aride et forme la frontière entre la Syrie et le Liban.

 

Le Liban jouit d'un climat essentiellement méditerranéen, avec des hivers courts et pluvieux, des étés longs, chaud et humides…avec 40°C à l'ombre, nous avions du mal à rester secs, même vêtus du strict nécessaire, nous étions sans cesse à essorer !!! Bref, un pays aux paysages et au climat accueillant qui nous a ouvert ses bras…

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Carte du Liban :

 

Beyrouth Byblos Saïda Tyr Baalbeck Jieh Beit Ed Dine Deir El Qamar Vallée de la Qadisha & Bsharre Plaine de la Beqaa Annaya et ND du Liban Les Cedres immortels Jounieh Grotte de Jeita ND de Maghdouche

Etat du Proche - Orient, limité au Nord et à l'Est par la Syrie, au Sud par Israël, et bordé à l'Ouest par la mer Méditerranée…

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Quelques chiffres…

Superficie : 10 452 km².

Population résidente : 3 111 600 hab.

(estimation 1996)

Croissance annuelle : 2,1 % (1995).

Capitale : Beyrouth, 1 100 000 hab. (1995).

Produit national brut : 7,8 milliards de dollars (1994).

P.N.B./hab. : 2 800 dollars (1994).

Monnaie : La Livre Libanaise: 1 000 LL = 4 FF

Fête nationale : Le 22 novembre.

 

Drapeau

de la République Libanaise

 

 Quelques dates repères

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Quelques Dates Repères

Au Liban

Av J.C.

Dans le Monde

Naissance des Phéniciens, des cités-Etats

3000 env.

Protectorat Egyptien

Xve siècle

Alphabet Phénicien

1300

Expension des Phéniciens

1000 env.

Age du fer en Europe

972-932

Salomon, roi d'Israël. Alphabet Grec

Domination Assyrienne

900 env.

814

Fondation de Carthage.

800-500

Expansion coloniale grecque

Domination babylonienne et perse

612

539

Conquête de Babylone par Cyrus

Conquête par Alexandre le Grand

333

IIIe siècle

Guerres puniques

Après J.C.

264-260

La Grande Muraille de Chine

Conquête Arabe

VIIe siècle

692

Conquête arabe de l'Espagne

Les croisades, le Liban sous les Mamelouks

1096-1291

1337-1453

Guerre de Cent Ans.

Les Turcs à Constantinople

1453

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Situation historique, tout un programme…

Entre mer Méditerranée et montagne, un territoire étroit : le Liban, qui a la particularité d'avoir une histoire

bien plus vaste que lui, vieille de cinq millénaires.

Article de V. Prat, Figaro magazine, 24 oct 98

 

Cinq mille ans d'histoire sur une terre d'à peine 10 000 kilomètres carrés ouverte sur le grand large, c'est l'extraordinaire destin du Liban. Etroit dans l'espace, mais présent dans les mémoires depuis la nuit des temps. Ici, douze civilisations se sont succédées, des Cananéens aux Libanais. Les Phéniciens marquent l'âge d'or, celui de l'expansion et de la richesse. Après eux, viendront les Perses, les Grecs et Alexandre, les Romains, les Byzantins, les Arabes omeyyades puis abbassides, les Croisés de Dieu, les Mamelouks, les Ottomans, les émirs. Chacun voudra marquer le sol de son empreinte, temple ou mosquée, maison ou souk. Aujourd'hui, dans le centre de Beyrouth en pleine reconstruction, livré aux bulldozers et aux bétonneuses, on a fatalement trouvé sous les ruines de la guerre les vestiges de ces civilisations passées : l'antique voie romaine qui menait à l'ancien port de la ville, installé sur celui des Phéniciens qui le précédait, a été mise à jour. Ces fouilles resteront à l'air libre, au cœur de Beyrouth, comme pour montrer sa formidable longévité multilinéaire…

Aux origines du Liban, un peuple, les Phéniciens. Plutôt mystérieux : bien que géniaux inventeurs de l'alphabet, ils n'ont laissé aucune archive. Et si peu de textes ! Ce sont leurs contemporains, leurs voisins, leurs ennemis, les Egyptiens, les Perses ou les Grecs qui, par leurs témoignages, nous ont fait connaître les Phéniciens. Le bon scénario pourrait être celui-ci : vers 1180 avant notre ère, l'Orient ancien est ébranlé par l'invasion des "peuples de la mer". Une fois la tourmente passée, tandis que le peuple araméen se forme dans l'actuelle Syrie et que la Palestine est conquise par les Hébreux, les Phéniciens s'installent sur un territoire entre mer et montagne qui correspond à peu près au Liban actuel. L'étroitesse de leur terre les oblige à se tourner vers la mer, d'abord Chypre et Egée. Mais surtout, les Phéniciens ont su profiter de la rivalité qui opposait alors les deux grandes puissances de la région : l'empire égyptien et l'empire hittite. Les petits peuples y gagnèrent une certaine tranquillité et une relative indépendance. La prospérité des Phéniciens - on est au second millénaire avant notre ère - est à son apogée. On les dit habiles navigateurs et commerçants madrés. Ils sont maîtres des mers qu'ils sillonnent, leurs exploits maritimes sont connus dans tout le monde antique. Depuis leurs ports de Byblos, de Sidon et de Tyr, ils repoussent toujours plus loin leur horizon : partis du Liban, ils gagnent la Sicile par la Crète et Malte, montent de là en Sardaigne d'où ils passent aux Baléares avant de rejoindre l'Espagne. Le retour se fait en longeant les côtes d'Algérie et de Tunisie où les Phéniciens fonderont leur plus belle "colonie", Carthage, au début du VIIIe siècle avant notre ère. En échange du bois de cèdre de la montagne libanaise, vanté dans tout l'Orient ancien, des tissus brodés ou teints de pourpre, dont ils ont le monopole, les Phéniciens importent le cuivre, l'argent et l'or.

Leur richesse est convoitée tour à tour par les Assyriens, à la recherche d'un débouché sur la mer, les Babyloniens de Nabuchodonosor, les Perses de Cyrus, jusqu'à la conquête d'Alexandre en 333, qui intègre définitivement les citées phéniciennes au monde grec. Puis à l'empire romain à partir de l'an 64 avant notre ère : la côte phénicienne, la montagne et la Béquaa sont alors rassemblées en une grande province romaine contrôlée par Beyrouth dont l'école de droit attire des étudiants de tout l'Orient classique. Et si Baalbeck est le carrefour des grandes routes caravanières, Byblos dut être fastueuse. Il en reste un magnifique champ de ruines et cet extraordinaire petit théâtre antique, perché sur la falaise, face au large. Les temples de Baalbeck, édifiés par l'empereur Auguste, sont, au contraire, d'une dimension exceptionnelle : dédiés l'un à Jupiter, l'autre à Bacchus, ils seront constamment embellis par ses successeurs. A partir de leurs ruines, on imagine la démesure des bâtiments d'origine : les colonnes du temple jupitérien, de plus de 2 mètres de circonférence à la base, se dressent à 20 m de hauteur (celles du Parthenon d'Athènes ne mesurent que 7.5 m ).

Au Sud, Tyr est aujourd'hui une enclave chrétienne encerclée par la foi musulmane. Ici, on se souvient que la ville devint le siège d'un évêché qui accueillit un concile en 335. Et c'est dans sa cathédrale Saint-Marc, construite par les Vénitiens au XIIe siècle, que les rois de Jérusalem venaient se faire couronner. Le Liban connaîtra encore l'arrivée de l'Islam, le retour offensif des Byzantins, l'invasion des Turcs, la domination des croisés, la répression des Mamelouks, la mainmise de l'Empire Ottoman, les tentatives des émirs pour unifier le pays. C'est à Béchir II que l'on doit le merveilleux palais de Beit Eddine, bâti en 1840 par un architecte italien mais auquel Barrès trouvait une "douceur andalouse", et qui étonne et séduit tout à la fois avec ses chapiteaux qui mêlent le roman et l'ottoman, l'Occident et l'Orient. On se pose ici la même question que devant toute œuvre d'art libanaise et, en remontant aux origines du Liban, phéniciennes: comment unifier tant de diversité pour définir cette civilisation si volontiers ouverte aux influences extérieures ?

La civilisation libanaise serait l'exemple rare d'un éclectisme réussi !

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un peu de vocabulaire a connaitre !

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Kifak (masculin), kifik (feminin), kifkoun (pl)
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La
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Ma befham
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Je ne sais pas

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